
La GeForce 3D Vision de nVidia
Pour s’imposer sur ce marché de la 3D domestique, nVidia a développé la technologie GeForce 3D Vision.Une technologie en gestation depuis 7 ans chez le spécialiste des cartes graphiques qui, faute (le processeur graphique suffisamment puissant, n’avait pu voir k jour plus tôt.) Aujourd’hui, avec les prouesses réalisées par les composants graphiques, la 3D devient possible. De la 3D stéréoscopique nécessitant donc le port de lunettes spécifiques. nVidia a d’ailleurs présenté sa technologie au CES de Las Vegas.
Le grand atout de cette puce ?
Elle permettrait de convertir » du contenu 2D en contenu 3D ! Pour en profiter, il reste des contraintes fortes ; il faut bien sûr avoir ce processeur transformant la 2D en 3D, « chausser » ses lunettes adaptées avec batterie intégrée et rechargeable via un mini-port USB, installer un petit émetteur infrarouge connecté sui le PC ou sur la source de diffusion pour synchroniser le contenu aux lunettes, posséder un écran avec une fréquence de 120 Hz..
Sauf que la plupart des écrans disponibles sur le marché (hormis quelques moniteurs informatiques professionnels) ne sont pas capables de fonctionner à une fréquence supérieure à 60 Hz en Haute Définition (au-delà 1600 x 1200 pixels), Voici la raison pour laquelle Nvidia propose un bundle exclusif avec un écran LCD Samsung 22 pouces à un prix avoisinant les 600 dollars aux Etats-Unis.

Un LCD qu’il faudra connecter en DVI Dual Link. Ce qui, au final, fait beaucoup de contraintes pour pouvoir espérer convaincre le grand public et en particulier les gamers, les
premiers concernés par cette innovation. Sur son site Internet, nVidia fournit d’ailleurs une liste des jeux PC compatibles avec cette technologie.
Des téléviseurs 3D ready seront-ils disponibles sur le marché cette année ? Peut-être… Présentés au CES, les téléviseurs Plasma 3D Samsung devraient être commercialisés au cours de cette année 2009. Et ils intégreront cette fameuse puce nVidia. Quelques bémols viennent tempérer l’enthousiasme autour de la 3D.
- D’une part, ce Plasma 3D Sarnsung ne devrait pas être commercialisé en France. Il le sera en Europe, et l’utilisateur chevronné et le gamer passionné pourront donc se le procurer
dans un pays voisin. - D’autre part, la puce nVidia ne permettrait pas de convertir votre 2D inscrit sur votre DVI en un contenu 3D. La technologie n’est pas applicable à n’importe quel écran, celui-ci doit être « 3D ready », et elle nécessite également d’avoir des titres prêts à être affichés en 3D, Sur le terrain, outre un environnement encore assez contraignant, le résultat reste lui aussi mitigé.
L’effet 3D est splendide… Quand il fonctionne parfaitement bien. Sur un même film, certains personnages ou objets peuvent bien apparaître en 3D avec un effet de profondeur sensationnel, d’autres n’apparaitronl pas en 3D.
La lecture du film est donc difficile, et fatiguante. Car on reste en dépit d’une phase de commercialisation attendue pour 2009 sur une technologie émergente, qui va à terme bouleverser la télévision. Mais elle est encore immature : la révolution 3D interviendra lorsqu’on pourra se passer de lunettes.
La prochaine grande évolution télévisuelle ?
Reste qu’en attendant, la 3D attise la convoitise et suscite bien des vocations chez les fabricants EGP. D’autres fabricants devraient aussi proposer des téléviseurs sirnilaires dont LG, qui croit lui aussi beaucoup au potentiel de la 3D et qui compte être présent sur ce créneau à court terrne. « Les téléviseurs 3D constituent la prochaine grande évolution pour nous », expliquait Choon Lee, Vice Président et Directeur du laboratoire Digital TV du constructeur à Séoul. Nous allons essayer de démarrer la commercialisation de ces téléviseurs sur un ou deux marchés en 2009 ».
Sans pour autant préciser lesquels. « Le démarrage pourrait venir des chaînes de téléachat. Il est facile d’y présenter des produits en 3D. Il est également relativement simple de créer des contenus d’animation en 3D. Ensuite, la 3D devrait gagner les soaps et les autres secteurs », ajoute Choon Lee. Les téléspectateurs japonais abonnés à la télévision par satellite profitent déjà de deux heures de diffusion 3D quotidienne. Ils devraient être avec les téléspectateurs américains, les premiers à qui les constructeurs proposeront leurs équipements 3D.
En Europe, la chaîne BSkyB a lancé en décembre dernier son premier test de diffusion en 3D avec diverses retransmissions sportives (match de boxe) test-match du XV
anglais, matchs de Liverpool, etc.

Des programmes accessibles via le terminal HP BSkyB standard, mais nécessitant un écran modifié fourni par Hyundai et une paire de lunettes spécifique. Une expérimentation qui fait suite à celles de la ABC en mars (la chaîne couvrait le tournoi des 6 nations en 3D) et d’Orange Labs en mai (l’opérateur diffusait certains matchs de Roland Garros 2008 en 3D).
De la 3D sans lunettes, c’est possible !La technologie mise en oeuvre par Alioscoop est radicalement différente de celle de nvidia et SamSung.
Son avantage ? Elle permet de s’affranchir des lunettes.
Le principe consiste à mélanger non plus 2 images, mais x images (généralement de 8 à 120 selon qu’il s’agit d’écrans ou d’images imprimées) et placer sur l’écran un réseau lenticulaire.
Les micro-lentilles de ce réseau agissent alors comme des loupes, qui agrandissent l’un des x points de vue de l’image, différent selon l’angle sous lequel on se place. Les deux yeux ne regardant pas l’image sous le même angle perçoivent chacun une image distincte, permettant au cerveau de restituer une parfaite sensation de relief.
Traduction : ce n’est plus le spectateur qui porte les lunettes, mais l’écran !
Les réseaux lenticulaires offrent l’avantage de restituer toute la luminosité de l’écran. Leur extrême finesse les rend invisibles aux spectateurs et ils n’empêchent pas l’affichage
d’images 3D. Ils restent donc cornpatibles avec tous les contenus existants.
Alioscopy propose aujourd’hui des écrans de 24 et 40 pouces et un modèle de 42 pouces réservé aux intégrateurs disposant de leur propre châssis. Dernier-né de la gamme, l’Alioscopy 3D été lancé en septembre 2008 au prix de 4 000 euros NT. Quant au modèle HD 42 pouces, il est affiché à 8 000 euros.
Vers un Blu-ray 3D

En considérant que les consommateurs joueront le jeu et passeront volontiers aux téléviseurs 3D ready », reste à savoir quels contenus 3D seront disponibles et comment ils le seront ?
D’après les constructeurs, le Blu-ray semble le moyen de distribution le plus adapté. Ses capacités de stockage, son ouverture à la Haute Définition et les possibilités d’upgrade des machines en font le candidat idéal. Plusieurs démonstrations ont d’ailleurs déjà été faites dans ce domaine. La dernière en date a eu lieu en octobre dernier au CEATEC de Tokyo où Panasonic a présenté des contenus en 3D stéréoscopique HO 1080p à partir d’un lecteur Blu-ray standard. Des vidéos affichées sur un Plasma modifié spécialement pour la démo et exploitables uniquement avec des lunettes à obturation automatique.
Pour s’imposer comme une nouvelle forme de divertissement, la 3D va se heurter à deux obstacles :
il faudra convaincre le public de s’équiper de nouveaux téléviseurs 3D ready. Lui qui vient à peine d’investir dans des téléviseurs HDTV 1080p… La pilule risque &être
dure à avaler. Et pour le convaincre, il faudra un catalogue de titres 3D accrocheur. Ce qui n’est absolument pas le cas pour l’instant. Et ce n’est pas la trentaine de films en 3D programmée en salles pour 2010 qui devrait y changer quelque-chose.
Cela dit, maintenant que l’industrie de l’électronique grand public a décidé de s’impliquer dans le choix des standards techniques pour la distribution et l’affichage 3D, les fournisseurs de contenus vont certainement être plus enclin à explorer cette voie. Et l’univers du jeu vidéo sera sans doute le premier à profiter de cette révolution 3D.
Source : « Cinéma chez soi »
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