Butineuse de news
7 fév
Hier à l’usine Georges-Besse, la famille Mégane a présenté son dernier né : la troisième génération du coupé-cabriolet. Un très beau bébé, qu’on aimerait bien adopter chez soi…
« Nous sommes très fiers pour tous ceux qui ont contribué à l’innovation et l’industrialisation de cette très belle voiture. » Philippe Descamps avait le sourire, hier matin. Le directeur de l’usine Georges-Besse avait une mission plutôt agréable à accomplir : dévoiler les lignes du nouveau coupé-cabriolet Mégane.
Ce n’est pas tous les jours qu’on présente un nouveau modèle directement sur le site de production. Dans la grande majorité des cas, les présentations se font en grandes pompes, lors de prestigieux salons automobiles. « En 2004, la Mégane II avait été dévoilée aussi à Douai », rappelle toutefois Philippe Descamps. La petite dernière de la famille Mégane a eu droit au même traitement, hier matin. D’abord, c’est un coupé « blanc nacré, aux très beaux reflets » (dixit le directeur, visiblement inspiré !) qui a été offert aux regards des journalistes.
Puis, direction les ateliers pour voir un autre exemplaire (rouge, celui-là) sortir de la chaîne de production.
La marque au losange a mis 60 M d’ E d’investissements spécifiques pour la Mégane III CC. Il faut aussi tenir compte des 250 M d’ E qui avaient été investis pour produire les deux nouveaux Scénic. En effet, une partie de ce dernier investissement aura également servi au coupé-cabriolet, dans la mesure où ce modèle est produit sur la même chaîne que le Scénic.
« Actuellement, nous attendons l’accord de fabrication définitif avant de passer à la phase industrielle, explique Philippe Descamps . On se met en capacité d’en faire 120 par jour. On pourra en faire plus si besoin. » Le coupé-cabriolet, construit uniquement à Douai, a des atouts pour séduire. Notamment son toit escamotable, entièrement constitué de verre teinté. Une innovation proposée non pas en option, mais bien de série. Traditionnellement, le segment des cabriolets intéresse davantage les pays du nord (dans le sud, le soleil, on le fuit plutôt…). Or, ce toit en verre teinté offre l’avantage de protéger les passagers, tout en offrant une vision panoramique exceptionnelle. « Peut-être que cette innovation permettra de séduire davantage la clientèle des pays du sud ? », espère Philippe Descamps.
Aujourd’hui, il est bien entendu trop tôt pour dire si l’arrivée de ce nouveau modèle aura une incidence sur le fonctionnement de l’usine douaisienne. La production de la Mégane CC ne représente qu’environ 10 % de la production du site. Mais cela ferait quand même bien plaisir de voir le dernier né de la gamme Mégane faire une belle carrière. Le précédent modèle de coupé-cabriolet a tout de même représenté 170 000 véhicules produits en quatre ans.
PAR ANNE-LISE TENEUL
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